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LES EMPIRES LUDIQUES
Alliance®

 Empires ludiques est le nom qu'un éditorialiste de Trash-TV Network a donné aux sept conglomérats qui règnent sur le bizness des jeux et de la production de réalité virtuelle lors d'une émission de télévision demeurée célèbre.
 Comme il l'indiquait lui-même : « Elles ont nom :  MickeySoft,  Super-Matteo,  Spiel-LuXs,  HyAcortel,  Alliance,  C/Med Corp et  Nikendo ; vous saurez tout sur leur lutte pour la maîtrise foncière des vastes espaces dont elles ont besoin pour construire leurs hyperparks, sur les nouvelles technologies de RV qu'elles ont développées et surtout, surtout, vous connaîtrez enfin la vérité vraie de vraie sur les dissociés, ces corps vides, enveloppe ouverte d'où s'est envolé l'esprit et dont on prétend qu'ils résident dans les logiciels de réalité virtuelle dont se servent les Ludiques ! »

HyAcortel®
 De fait, dès cette époque, les régulateurs avaient constaté que le réseau "abritait" un nombre de plus en plus important de dissociés (encore appelés happés, aspirés ou parfois enchâssés) : « Ces rémanences, ces "fantômes du Web", seraient des bribes du conscient de victimes de Video-disease. De plus en plus présents, souvent incontrôlables et probablement manipulés pour la plupart, les dissociés forment un Lumpenproletariat d'egos d'adolescents et de personnes seules. Les régulateurs restent peu diserts sur ces matières mais les milieux bien informés considèrent généralement qu'il y a là une relation avec les banques de données constituées par le téléchargement du cerveau de certains grands dirigeants des kereitsus actuels dont plusieurs seraient devenues totalement hors contrôle. Ce serait notamment le cas des premières banques (appelées depuis complexes égotiques ou egoplexes), celles constituées à partir de "nappes d'ego" comme Wilton Dismay ou celles des premiers uploadés tels Bruce Lesportes ou le Président Kouïbichev). »

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Nikendo®Super-Matteo®

 « Les dissociés seraient pour la plupart des kids dont les banques de données se seraient emparées du mental lors de la pratique d'un jeu vidéo. Formés, ils deviendraient des guerriers virtuels, des phalanges immatérielles servant les desseins des banques. Leurs corps pourraient également servir lesdites banques comme support pour les projets d'incarnation. Mais ils sont parfois abandonnés et leurs restes viennent alors s'ajouter au flot des victimes de la VID (Video-Disease), phénomène dont tout le monde se scandalise et se contrefout à la fois. Mais les "dissociés" peuvent aussi échapper aux banques et, tels des chiens fous ou des virus, venir perturber le réseau de leurs interventions erratiques que pourchassent les régulateurs et les empires ludiques. »

MickeySoft®
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 Le modèle canonique des Empires ludiques reste MickeySoft-Corp® (MSC). Son fondateur Wilton Dismay, un conservateur bon teint, n'avait jamais autorisé de son vivant la moindre évolution de son concept initial de féerie pour enfants. Lors de sa disparition, MSC avait radicalement changé et développé une politique multimédia dès 1995, s'était allié avec les intervenants majeurs, cinéma, TV, câble, Net, etc... et surtout, très concernée par l'emprise immobilière pour ses projets, MSC avait lancé une politique d'achat de terrains qui de facto, la rendait proche de l'idéologie des États-surface. MSC avait ainsi, par jeu ou par référence à l'origine française de plusieurs de ses produits (Le Chat botté, la Marquise alanguie, Le Petit Tailleur, Les Trois Jeunes Tambours, pour ne citer que les plus célèbres...) tenté de se constituer, autour de son territoire proche de Paris dans l'État de France, un duché avec tous les attributs : hérédité, couronne, monnaie et constitution de jeu et d'adoubement.

SpielLuXs®

 On touche là à l'une des caractéristiques majeures des Empires ludiques : « ...ce goût exécrable pour les jeux de rôles fondés sur les temps médiévaux, l'heroic-fantasy et tout cet attirail de chevaliers, sorcières et vieux grimoires. D'accord vous adorez tous ça et même s'il est difficile de calculer les parts de marché des produits dérivés qui relèvent de cette passion pour les temps mythiques, il est cependant aisé de constater que tous les aspects du fun sont empreints de gothic revival. Il est certain que les Empires ludiques ayant développé la plupart des moteurs d’inférence, on note fréquemment qu'ils y ont laissé traîner un certain nombre de symboles fantasmatiques reliés aux jeux de rôle en général et à une certaine imagerie d’heroic-fantasy. »

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C/Med Corp®
cette page © 2000/2001 Jean Bonnefoy & Gérard Briais
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LA FORTERESSE DE MÉTAL
chez RIVAGES-FANTASY

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